11/09/2006

Catherine, Marianne et Muriel : le service laïque de parrainage.

 

  

 

 

      

 

 

 

 

 

 

Samedi 9 et dimanche 10 septembre.

 

Au départ, nous nous devions de choisir les maisons d’accueil en prenant compte de nos moyens logistiques. Plutôt sur Bruxelles donc ou dans les contrées où les « Amis de Sophie » sont représentés, comme Charleroi par exemple.

 

Mais nous nous heurtions à un autre problème : la sombre jungle du jargon social. Nous décollions nos prunelles sur des « A.M.O. » des « S.A.A.E. » des « S.A.A.J. » des « C.O.E. » des « S.A.I.E. » des « S.P.E.P. » et j’en passe.

 

L’année dernière, Nathalie, avait eu l’une de ces femmes au téléphone afin qu’elle nous éclaire sur l’action du service laïque de parrainage mais aussi qu’elle nous indique quelques adresses de maisons très nécessiteuses.

 

 

Cette année nous décidions de les rencontrer : elles étaient charmantes au téléphone, elles le sont sans doute aussi en chair et en os ! Et puis c’est un peu pénible de ne rien comprendre à tout ces sigles !

 

Enfin, il devenait important aux yeux des « Amis de Sophie » de parler haut et fort du parrainage, le sort de ces enfants est trop souvent ignoré. Nous-mêmes, avant ces rencontres nous n’avions pas conscience de la détresse profonde de ces situations.

 

 

Elles sont trois donc, elles sont assistantes sociales ou psychologues et effectuent un travail exigeant de réelles qualités humaines. D’un côté, elles reçoivent les enfants en attente de parrainage, établissent un « profil » afin de cerner la personnalité de l’enfant, sonder aussi son passé, deviner ses traumatismes… De l’autre côté, elles accueillent les familles désirant parrainer un enfant. Elles doivent là aussi analyser la situation afin d’établir l’équilibre le plus parfait entre les besoins de l’enfant et la nature de la famille de parrainage.

 

 

Ensuite, elles assurent l’accompagnement de l’enfant tout au long du parrainage et le soutien des familles.

 

Comment ne pas le cacher ? La situation de certains enfants est vraiment très lourde mais le travail du service laïque de parrainage allié à l’amour des familles fait forte impression !

Nous avions rendez-vous avec Catherine, Muriel et Marianne à la Roseraie, une salle des fêtes d’Uccle. Elles étaient justement en train de préparer une fête ayant lieu le lendemain de notre rencontre. Elles nous y convièrent afin que nous puissions avoir un aperçu de la joie qui plane lors de ces réunions mêlant enfants, familles d’accueil mais aussi les familles des enfants parrainés.

 

 

 

 

Le lendemain donc, ce furent les tam-tams rwandais qui animaient le quartier, des rires d’enfants, des confidences discrètes et pleines d’amour entre familles de parrainage et familles d’enfants parrainés. Pour être franc et sans vouloir tomber dans le « trop bien pensant » sans la couleur, difficile de savoir qui est l’enfant de qui. Les parents dansent ensemble et les enfants ont l’air si heureux.

Les enfants qui ne trouvent pas de famille de parrainage sont isolés dans les institutions. Ils ne désirent rien d’exceptionnel mais ont grand faim de quotidien : faire les courses avec leurs parrains, préparer le repas, participer aux tâches de la maison… Lorsqu’ils connaissent autre chose que les murs de leurs maisons d’accueil les enfants s’épanouissent à vue d’œil.

 

Attention, ne devient pas famille de parrainage qui veut ! On accueille l’enfant deux week-end par mois et une partie des vacances ! On ne dispose pas de l’enfant non plus, on ne dit pas : « je prends le petit dans trois semaines » ou« non pas pendant les vacances, je suis pas là ! » et je ne sais quoi encore. Les enfants ont entre 2 et 12 ans et connaissent tous des difficultés d’ordre familial. Ce sont des couples qui accueillent les enfant mais aussi des femmes seules avec ou sans enfants. Le but étant de partager des moments avec les enfants. Mais n’ayez crainte, nos trois grâces font leur travail d’analyse avec finesse et si le courant ne passe pas entre la famille et l’enfant (bah oui ça arrive) on arrête le plus tôt possible pour trouver une autre solution.

 

Bien sûr que le service laïque de parrainage à besoin de jeux et de jouets : on ne trouve pas la bonne association parrains/enfants de suite. Il faut bien que les enfants jouent durant cette période d’attente.

 

Un beau moment encore : une réelle prise de conscience mais aussi de l’espoir…

 

En plus, Catherine, Muriel et Marianne nous offrent la « bible » des services sociaux et nous ont éclairés au sujet des « A.M.O », « S.A.A.J. »…

 

Ce sera sans doute l’occasion d’un petit article à venir sur le blog.

 

En attendant, si vous voulez en savoir plus sur le service laïque de parrainage vous pouvez appeler le 02-538-51-35 ou le 02-537-90-55

ou par mail :   parrainage-enfant@lacite.net

ou par courrier : Rue Blanche, 29

                           1060 Bruxelles

 

Enfin voici leur site Internet : www.parrainage-enfant@laicite.be

 

Le service manque de famille de parrainage…

23:15 Écrit par Sophie & Arno - www.lesamisdesophie.net dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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